Article du journal L’express – 14.08.2017

Trop souvent esseulé en pointe de l’attaque, Francesco Medugno s’est dépensé sans compter pour presser  la défense centrale adverse et conserver les rares ballons qui lui sont parvenus.

Rageant, frustrant mais pourtant logique

Par Laurent Merlet

FOOTBALL – Au premier tour de la Coupe de Suisse, Béroche-Gorgier a craqué hier en prolongations face à Kosova Zurich.

«Je m’attendais à un adversaire technique, il était au contraire très physique. Si j’avais eu davantage d’informations, j’aurais choisi d’autres plans de jeu.» L’entraîneur du FC Béroche-Gorgier, Claude Christen, ne cachait pas une pointe de frustration à l’heure de l’interview.

Eliminés au premier tour de la Coupe de Suisse en prolongation (4-1), les pensionnaires de deuxième ligue ne sont pas…

«Je m’attendais à un adversaire technique, il était au contraire très physique. Si j’avais eu davantage d’informations, j’aurais choisi d’autres plans de jeu.» L’entraîneur du FC Béroche-Gorgier, Claude Christen, ne cachait pas une pointe de frustration à l’heure de l’interview.

Eliminés au premier tour de la Coupe de Suisse en prolongation (4-1), les pensionnaires de deuxième ligue ne sont pas passés loin de réussir un petit exploit face à Kosova Zurich. Mais une poignée de «si» ont fait pencher la balance en faveur de la formation néopromue en première ligue…

Si Caryl Salvi n’avait pas raté son occasion dès le premier retour des vestiaires lorsqu’il est arrivé seul devant le portier kosovar. Si l’arbitre n’avait pas accordé le premier but aux Zurichois pour une question d’interprétation du hors-jeu à la 67e. Si la dame en noire (lire ci-contre) avait accordé un penalty à Béroche-Gorgier quelques secondes après le début de la prolongation pour une faute sur Francesco Medugno.

Si les Bérochaux aussi avaient été mieux préparés… «L’arbitrage était un peu compliqué pour nous et la défaite, dans l’ensemble, n’était pas méritée. Mais ils nous étaient quand même supérieurs. Il ne faut pas se cacher, ils ont eu davantage d’occasions que nous», reconnaissait le capitaine Christian Medugno. «Nous restons des amateurs, avec certains encore en vacances (réd: la vitesse de l’attaquant Massimo Garzoli a cruellement fait défaut) et d’autres qui n’avaient qu’une semaine de préparation dans les jambes. Physiquement, nous étions trop courts.»

Disposée en 4-1-4-1 avec un bloc défensif très bas, la phalange à Claude Christen ne s’est jamais découverte en première mi-temps. Elle a attendu sagement une opportunité de contre qui ne s’est jamais présentée avant la pause. «J’avais demandé aux joueurs de ne pas aller les chercher trop haut car nous n’aurions pas tenu plus d’une mi-temps. Or malgré cela, nous avons eu de la peine à entrer dans le match», expliquait le mentor du Bord du Lac.

Il a fallu une prise de conscience – Kosova n’est pas un monstre techniquement parlant – puis l’ouverture au score des Zurichois pour que Béroche-Gorgier lâche les chevaux. Quatre minutes à peine après le but d’Arben Buqaj, Caryl Salvi a remis son équipe sur orbite d’une tête rageuse sur coup franc.

Le train est passé

Le vent dans le dos, Kevin Burgat et ses potes ont eu l’occasion de tuer le match à plusieurs reprises dans les dix minutes qui ont suivi l’égalisation. Las pour eux, ils n’ont pas réussi à profiter du seul instant de battement du groupe zurichois. «On aurait dû faire la différence à ce moment-là. Contre une équipe de deuxième ligue, nous aurions tué le match car la défense adverse se serait totalement affolée», convenait Claude Christen.

Qui sait ce qu’il lui reste à faire pour revivre la Coupe de Suisse. «A la fin du match, j’ai dit à mes gars que nous étions obligés de remporter à nouveau la Coupe neuchâteloise en 2018. Car, cette année, nous avons juste entrouvert les portes de la Coupe de Suisse.»

dimanche 13 août 2017.