La Coupe neuchâteloise, une affaire bérochale

FOOTBALL Les hommes de Florian Simonin ont battu La Chaux-de-Fonds II (troisième succès en sept ans) et joueront la Coupe de Suisse.

PAR QUENTIN FALLET (ARCINFO – 11.06.2019)

La liesse était dans le camp de Béroche-Gorgier, dimanche à la Maladière. david marchon

La liesse était dans le camp de Béroche-Gorgier, dimanche à la Maladière. david marchon

Troisième victoire en Coupe neuchâteloise en neuf ans pour Béroche-Gorgier, vainqueur dimanche de La Chaux-de-Fonds II sur le score de 2-1 au stade de la Maladière.

La finale s’est jouée en un quart d’heure, entre la 18e et la 33e. Si Anthony de Freitas avait répondu à l’ouverture du score signée par le junior Brad Mpanzu, les Chaux-de-Fonniers ne sont jamais parvenus à recoller au tableau d’affichage après le magnifique goal marqué par Kevin Jacot. Forts de leur expérience et de leur excellente cohésion d’équipe, les Bérochaux ont su défendre leur acquis après le thé malgré la grosse possession de balle de leurs adversaires.

Victoire de la stabilité

«C’était une rencontre très compliquée, sur un grand terrain. Nous avons eu de la peine à rentrer dans le match, mais ensuite, nous avons été très bons défensivement et avons mieux su jouer les coups. Mes joueurs se sont montrés très disciplinés et concentrés», analysait l’entraîneur bérochal Florian Simonin depuis le banc de touche, quelques minutes après la remise des prix.

Privé de plusieurs cadres en raison de blessures ou de suspensions, Béroche-Gorgier a souffert comme rarement cette saison pour remporter une victoire qui est aussi celle de la stabilité: trois des titulaires de dimanche avaient déjà débuté la finale gagnée en 2010 contre Audax-Friul, cinq étaient sur la pelouse au coup d’envoi de celle remportée en 2017 face à Fleurier. «Plusieurs joueurs ont l’habitude de jouer des finales et comptent beaucoup de ‘gros’ matches dans les jambes», glissait encore le Vaudois.

Malgré les renforts de trois joueurs de leur première garniture (dont un de Freitas omniprésent), les Chaux-de-Fonniers se sont cassé les dents sur le bloc défensif rouge et blanc. «Ce n’est jamais facile de perdre une finale… Il y a de la déception, car elle s’est jouée sur pas grand-chose. Nous avons fait notre jeu, nous avons eu la possession du ballon, mais nous avons manqué de réalisme à la finition. Dans la globalité du match, Béroche-Gorgier a su se montrer plus tranchant», constatait le capitaine des «jaune et bleu», Andoni Guede.

Saison pas terminée

Responsable technique de l’Association neuchâteloise de football (ANF), Daniel de Martini appréciait l’intelligence tactique des Bérochaux, lesquels ont «bloqué le jeu tels de vieux briscards après le 1-2». Si Florian Simonin regrettait les trop nombreuses «erreurs de transition» de son équipe, l’attaquant chaux-de-fonnier se montrait «satisfait du parcours» effectué cette saison en Coupe neuchâteloise.

Toujours en course pour le titre de champion cantonal, qu’il dispute à Marin, Béroche-Gorgier rêve du doublé mais n’a plus son destin en main. Quant à la deuxième garniture chaux-de-fonnière, il ne lui manque plus qu’un point pour assurer sa promotion en deuxième ligue.

La Fête du football neuchâtelois maintenue?

Dix finales de coupes neuchâteloises, des Juniors D aux actifs en passant par les seniors et les catégories féminines, réparties sur trois jours au stade de la Maladière: la Fête du football neuchâtelois a vécu sa première édition sous cette forme.

«Le bilan est très positif, malgré la pluie. Des gens se sont donné beaucoup de peine pour organiser le match de leur équipe, il y a eu plein d’émotions, tant pour les gagnants que pour les perdants. J’ai entendu un enfant dire qu’il s’agissait du plus beau jour de sa vie. Un véritable engouement s’est créé. Nous n’avons reçu que des louanges et tout le monde a pu assister à de très beaux matches», appréciait Daniel de Martini, responsable technique de l’Association neuchâteloise de football (ANF), à l’issue de son «week-end marathon».

La concentration des spectateurs (plus de 1000 pour la finale des actifs) a permis d’obtenir une belle ambiance et l’ouverture de l’Espace Gilbert Facchinetti a été très appréciée par le public. Si le projet de faire jouer à l’avenir ces finales sur un site disposant de plusieurs surfaces de jeu semblait faire son chemin, la réussite de cette Fête du football neuchâtelois pourrait inciter les dirigeants de l’ANF à les maintenir à la Maladière. Pour le plus grand bonheur des joueurs.

LA CHAUX-DE-FONDS II – BÉROCHE-GORGIER 1-2 (1-2)

Maladière: 1002 spectateurs. Arbitre: Berger.

Buts: 18e Mpanzu 0-1. 29e de Freitas 1-1. 33e Jacot 1-2.

La Chaux-de-Fonds II: Barone; Herrera (75e Hajda), Ukzmaili, Nkipassa, Graf; de Freitas; Gonzalez (55e Francisco), Sungu (90e Pereira); Nsabengo (66e Dilber), Guede, Vilela (79e Redondo).

Béroche-Gorgier: Gros; Eichenberger, Sorrenti, Faga, Gardet; Y. Burgat, Salvi, Mpanzu (78e Ferrier); Fonseca (83e Rexhaj), Jacot (90e+2 Formica), K. Burgat.

Notes: Forte pluie durant toute la rencontre. Pelouse synthétique. Le match se joue sous protêt déposé par Béroche-Gorgier en raison de la présence de joueurs de Promotion League dans les rangs de La Chaux-de-Fonds II. Le protêt a été retiré à l’issue de la rencontre. La Chaux-de-Fonds II sans Stragapede, Kryeziu (blessés), Ferreira, Piazzoni (suspendus), Mokou, Loffredo, Soares, Boubker, Valente ni Baillod (pas convoqués), mais avec Graf, de Freitas et Vilela (première équipe). Béroche-Gorgier sans Carsana, F. Medugno, M. Burgat (blessés), Pimenta (convalescent), C. Medugno, Mabiala (suspendus) ni Gomes (avec les Juniors A). Avertissements: 21e Sungu et 23e Sorrenti.

SUR LE TERRAIN

La finale de dimanche s’est jouée sous protêt, déposé par Béroche-Gorgier en raison de la présence de joueurs de Promotion League dans l’effectif du FC La Chaux-de-Fonds II. Si l’affaire est close, elle aura eu le mérite de mettre le doigt sur les gros manques du règlement, lequel sera mis à jour durant l’été en vue de la saison prochaine. Béroche-Gorgier a décroché son sésame pour la Coupe de Suisse.

La liesse était dans le camp de Béroche-Gorgier, dimanche à la Maladière. david marchon
La liesse était dans le camp de Béroche-Gorgier, dimanche à la Maladière. david marchon
La liesse était dans le camp de Béroche-Gorgier, dimanche à la Maladière. david marchon